hadith

Selon qui ?

‘Abdullâh Ibn Mas’ud (رضي الله عنه) 2 ‘Omran Ibn Housayn (رضي الله عنه) 1 Al Aghar Ibn Yasâr Al Mouzanî (رضي الله عنه) 1 Khabbab Ibn Al Aratt (رضي الله عنه) 1 La mère des croyante, ‘Aisha (رضي الله عنها) 4 Uqbah ibn Amir (رضي الله عنه) 1 Zayd ibn Khalid al-Juhani (رضي الله عنه) 1 Zirr Ibn Houbeysh 0 ‘Abdulâh Ibn ‘Omar (رضي الله عنه) 1 ‘Abdullah Ibn Ka’b Ibn Malek (رضي الله عنه) 1 Abou Ayyoûb Al-Ansâri (رضي الله عنه) 1 Abou Hourayra (رضي الله عنه) 22 Abou Mûssa Al Ash’arî 1 Abou Malek Al Ash’arî (رضي الله عنه) 1 Abou Sa’id Al Khoudri (رضي الله عنه) 4 Abou Yazid Ma’n Ibn yazid Al Akhnas (رضي الله عنه) 1 Abu Mohammed ‘Ata ibn ‘Abi Rabah Aslam bin Safwan 1 Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah 13 Da’d Ibn Abi Waqqas (رضي الله عنه), l’un des dix qui à qui le Prophète a annoncé qu’ils iraient au Paradis 1 Houdeyfa Ibn Al Yaman (رضي الله عنه) 0 Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه) 2 Ibn Shihab al-Zuhri (رضي الله عنه ) 0 Jaber Ibn ‘Abdullah Al Ansari (رضي الله عنه) 1 Le calife ‘Omar (رضي الله عنه) 2 Ousama Ibn Zeyd (رضي الله عنه) 1 Souhayb Ibn Sinan (رضي الله عنه) 2 Sulayman ibn Surad 1 Talha Ibn 'Oubaydillâh (رضي الله عنه) 1 Urwah ibn Zubayr (رضي الله عنه ) 0

Les actions ne valent que par les intentions


Selon Le calife ‘Omar (رضي الله عنه)
J’ai entendu le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dire:

Les actions ne valent que par les intentions et chacun n’a pour lui que ce qu’il a eu réellement l’intention de faire.
Celui qui s’est exilé par amour pour Dieu et de son messager, son exile est pour Allah et son messager.
Celui qui s’est exilé pour parvenir à des biens de ce bas monde ou pour épouser une femme, son exile est pour la raison qui l’y a poussé.

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Une armée se mettra en marche ( à la fin des temps ) pour détruire la Kaaba


Selon La mère des croyante, ‘Aisha (رضي الله عنها)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Une armée se mettra en marche ( à la fin des temps ) pour détruire la Kaaba.
Quand elle sera dans une zone désertique, la terre les engloutira tous, du premier jusqu’au dernier.
Elle ajouta « J’ai dit : Ô Messager d'Allah ! Comment seront-ils engloutis du premier au dernier alors qu’il y aura parmi eux leurs subordonnés (qui sont astreints à les suivre) ainsi que des étrangers à eux ? »
Il dit « Ils seront engloutis du premier au dernier puis ressusciteront chacun selon sa propre intention »

Rapporté par:
- Boukhari
- Mouslim

Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Il n’est pas un sentier de montagne ou de vallée qu’on parcourt sans qu’ils n’y soient avec nous


Selon Jaber Ibn ‘Abdullah Al Ansari (رضي الله عنه)
Nous étions avec le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) à l’expédition de Tabouk lorsqu’il dit :

« Il y a certainement à Médine des hommes qui, dans toute marche que vous faites et dans toute la vallée que vous traversez, sont avec vous :
ce sont ceux qui y ont été retenus par la maladie »

Rapporté par:
- Mouslim

Tu as eu le salaire de ce que tu avais l’intention de faire


Selon Abou Yazid Ma’n Ibn yazid Al Akhnas (رضي الله عنه)
Tous les trois Compagnons du Prophète (صلّى الله عليه و سلّم), a dit :

« Mon père Yazid avait sorti quelque dinars pour en faire aumône.
Il les plaça chez un homme de la mosquée.
Je vins alors les prendre et je suis allé avec les dinars vers mon père. »
Il dit : « Par Allah, ce n’est pas à toi que je les destinais. »

Je me plaignais auprès du Messager d'Allah qui dit : « Toi, Yazid, tu as eu le salaire de ce que tu avais l’intention de faire, et toi, Ma’n, tu n’as pris que ce qui te recevait de plein droit. »

Rapporté par:
- Boukhari

Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que les laisser à la charge des autres


Selon Da’d Ibn Abi Waqqas (رضي الله عنه), l’un des dix qui à qui le Prophète a annoncé qu’ils iraient au Paradis
Il a dit :

« Le Messager de Dieu (صلّى الله عليه و سلّم) vint me rendre visite alors que j’étais gravement malade dans l’année du pèlerinage d’adieu.
Je lui dis : «Ô Messager d’Allah ! Ma maladie a atteint le degré que tu vois cependant que j’ai de l’argent et n’ai qu’une fille pour m’hériter.
Puis-je faire aumône des deux tiers de ma fortune ? »
Il dit : « Non »
Je dis : «Et un tiers ? Ô Messager d’Allah ! »
Il dit : «Du tiers et le tiers est déjà beaucoup. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que les laisser à la charge des autres, tendant la main aux gens.
Jamais tu ne feras une dépense désirant par elle le Visage d’Allah sans que tu en aies la récompense, même par simple bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme.»
Je dis : « Ô Messager d’Allah ! Est ce qu’Allah va me laisser à la Macque après le départ de ces compagnons (à Médine) ? »
Il dit : « Aussi longtemps que tu y seras laisser et que tu y feras une action ou tu ne désireras que le Visage d’Allah, cela t’élèvera d’un degré.
Puis qui sait si tu ne seras pas laissé à la Mecque pour que ta présence y soit un bien pour certains et un mal pour d’autres ? Seigneur Allah ! Mais celui qui est à plaindre c’est Sa’d Ibn Khawla. »
Le Messager d’Allah (صلّى الله عليه و سلّم) compatit ainsi à son infortune et lui implora la miséricorde d’Allah pour son décès à la Mecque (plutôt qu’à Médine).

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Je me repens sûrement chaque jour plus de soixante dix fois


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
J’ai entendu le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dire:

Par Allah ! Je me repens sûrement chaque jour plus de soixante dix fois

Rapporté par:
- Boukhari

Revenez à Allah et implorez de Lui votre absolution


Selon Al Aghar Ibn Yasâr Al Mouzanî (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Ô gens ! Revenez à Allah et implorez de Lui votre absolution. Je me repens moi-même cent fois par jour.

Rapporté par:
- Mouslim

Allah se réjouit du repentir de Son esclave


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Certes Allah se réjouit du repentir de Son esclave plus que ne se réjouit l’un de vous lorsqu’il retrouve par hasard son chameau après l’avoir perdu dans une terre désertique.

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Allah exalté tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pécheur du jour et le jour pour accepter le repentir du pécheur de la nuit


Selon Abou Mûssa Al Ash’arî
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah exalté tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pécheur du jour et le jour pour accepter le repentir du pécheur de la nuit ; et ce jusqu’à ce que le soleil se lève de l’Occident (c’est à dire jusqu’à la résurrection).

Rapporté par:
- Mouslim

Celui qui s’est repenti avant que le soleil ne se lève de l’Occident, Allah agrée son repentir


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Celui qui s’est repenti avant que le soleil ne se lève de l’Occident, Allah agrée son repentir »

Rapporté par:
- Mouslim

Allah glorifié et honoré accepte le repentir de l’esclave tant qu’il n’est pas à l’agonie de la mort


Selon ‘Abdulâh Ibn ‘Omar (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah glorifié et honoré accepte le repentir de l’esclave (=l’Homme) tant qu’il n’est pas à l’agonie de la mort.

Rapporté par:
- Tirmidhi

il nous ordonnait, quand nous étions en voyage, de ne pas nous déchausser durant trois jours avec leurs nuits sauf en cas de souillure majeur


Zirr Ibn Houbeysh a dit :

Je me rendis chez Safwân Ibn ‘Assal (رضي الله عنه) pour l’interroger sur le passage des mains sur les chaussures (permission réservée au voyageur, dans ses ablutions, de ne pas se déchausser mais de passer ses mains mouillées sur ses chaussures).
Il me dit : « Qu’est ce qui te fait venir, O Zirr ? ».
Je dis : « La recherche du savoir ».
Il dit : « Les Anges baissent leurs ailes (par respect et humilité) devant celui qui se consacre à la recherche du savoir ».
Je dis « Mon esprit n’a pas accepté la permission du passage des mains après les défections et l’urine, et tu es l’un des Compagnons du Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) .

Je suis donc venu te demander si tu l’as entendu dire pareille chose ».
Il dit « Oui, et il nous ordonnait, quand nous étions en voyage, de ne pas nous déchausser durant trois jours avec leurs nuits sauf en cas de souillure majeur (rapport sexuel) à l’exception des défécations, de l’urine et du sommeil. »
Je dis : « L’as-tu entendu dire quelque chose au sujet de ceux que l’on aime ? ».
Il dit : « Oui. Nous étions avec le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dans un voyage. Alors que nous étions auprès de lui, voilà qu’un bédouin l’appela d’une voix qu’il avait bien forte : « Ô Mohammad ! »
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) lui répondit à peu près sur le même ton : « Me voici ! ».
Je dis au bédouin : « Malheur à toi ! Baisse un peu ta voix ! ».
Il dit : « Par Allah, je ne baisserai pas ma voix ».
Puis il dit : « L’homme aime certaines gens mais ne peut atteindre leur niveau (pour être avec eux au Paradis), dis moi ce que tu en penses ! ».
Le Prophète lui dit : « Au jour de la résurrection, l’homme est avec ceux qu’il a aimé ».
Puis il ne cessa de nous parler jusqu’à ce qu’il cita une porte qui s’ouvrira de l’Occident et dont la largeur équivaudrait au parcours du cavalier durant quarante ou soixante dix ans.

Souyân, l’un des narrateurs, dit : « Cette porte s’ouvrira du côté de la Syrie. Allah exalté l’a créée le jour même où il créa les cieux et la terre, ouverte au repentir et ne se refermant que lorsque le soleil se lèvera de son côté.

Rapporté par:
- Tirmidhi

Ai-je encore quelque possibilité de me repentir ?


Selon Abou Sa’id Al Khoudri (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Parmi ceux qui vivaient avant vous il y avait un homme qui avait tué quatre vingt dix neuf personnes.
Il demanda quel était le plus grand savant de la terre.
On lui désigna un moine. Il alla le trouver et lui dit qu’il avait tué quatre vingt dix neuf personnes. Est-ce qu’il restait quelque possibilité de se repentir ?
Le moine dit aussitôt : « Non ».
Il le tua sur le coup et compléta ainsi à cent le nombre de ses victimes.
Puis il demanda quel était l’homme le plus savant de la terre. On lui en désigna un.
Il lui dit : « J’ai tué cent personnes. Ai-je encore quelque possibilité de me repentir ? »
Il Lui dit : « Oui et qu’est ce qui suppose à ton retour à Allah ? Va à tel pays. Là vivent des gens qui ne font qu’adorer Allah exalté. Adore Allah avec eux et ne te retourne plus à ton pays car c’est une terre de mal ». Il se mit donc en marche et lorsqu’il fut à la moitié du chemin il fut atteint par la mort.

Les Anges de la miséricorde (ceux qui accueillent les mourant agréés par Allah) se disputèrent à son sujet avec les Anges des tourments (les uns voulant le destiner au Paradis les autres voulant le destiner à l’Enfer).
Les Anges de la miséricorde dirent : « Il est venu plein de repentir désirant de tout son cœur retourner à Allah ».
Les Anges des tourments dirent : « Il n’a jamais fait de bien dans sa vie ».
C’est alors qu’un Ange vint à eux sous une apparence humaine. Ils le prirent comme arbitre.
Il leur dit : « Mesurez la distance qui le sépare de la terre du mal et celle qui le sépare de la terre du bien. Destinez le ensuite à celle dont il est le plus proche ».

Ils mesurèrent et trouvèrent qu’il était plus près de la terre qu’il voulait rejoindre et ce furent les Anges de la miséricorde qui lui retirèrent son âme.

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

... je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai ...


Selon ‘Abdullah Ibn Ka’b Ibn Malek (رضي الله عنه)
Il a dit :

J’ai entendu Ka’ab Ibn Malek (رضي الله عنه) raconté sa fameuse histoire lorsqu’il faussa compagnie au Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) lors de l’expédition de Tabuk. Ka’b a dit :
Je n’ai jamais faussé compagnie au Messager d'Allah dans aucune de ses campagnes sauf celle de Tabuk.
Cependant je n’ai pas participé à la bataille de Badr et, à ce moment, aucun de ceux qui s’en étaient absentés ne reçut pour cela de reproche.

C’est que Messager d'Allah n’était sorti avec les musulmans qu’à la recherche de la caravane (commerciale) de Qoreysh jusqu’à ce qu'Allah exalté les mît face à face avec leur ennemi, sans rendez-vous préalable.

J’ai effectivement été témoin avec Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) de la nuit de ‘Aqaba où nous avions signé notre pacte sur la base de l’Islam.
Or, je ne donnerai pas un tel honneur en échange de ma participation à la bataille de Badr, bien que les gens la mentionnent plus souvent que l’alliance d’Al ‘Aqaba en question.

Pour ce qui est de ma défection de l’expédition de Tabuk, je n’ai jamais été plus fort, ni plus riche que lorsque j’y fis défaut.
Par Allah, je n’ai jamais possédé avant elle deux montures à la fois.

Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) n’entreprenait jamais une expédition sans faire semblant de se diriger vers une autre (pour tromper les espions de l’ennemi) ;
jusqu’à ce que vînt le tour de cette expédition qu’il fit dans une période de très grandes chaleurs.
Il se mit donc en route pour un long voyage (les confins de la Palestine) dans un immense pays désertique et aride.
Il devait en outre rencontrer un ennemi très nombreux.
Aussi dit-il cette fois aux Musulmans leur vraie destination afin qu’ils prennent leurs dispositions en conséquence.
Les musulmans étaient nombreux avec lui, mais aucun registre ne les mentionnait.

Ka’b a dit :
« Si bien que celui qui voulait déserter était presque sûr de passer inaperçu, à moins qu'Allah ne fasse une révélation coranique à son sujet.
Donc le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) entreprit cette expédition à un moment où les fruits étaient mûrs et où l’ombre était bien désirable.
Or, j’étais l’homme le plus désireux de jouir de ces fruits et de cette ombre.

Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) s’était équipé de même que les Musulmans avec lui.
Quant à moi, je sortais tous les matins pour m’équiper mais je rentrais sans en avoir rien fait, me disant, à chaque fois, que je pourrais le faire à l’heure que je voulais.
Cette situation dura jusqu’à ce que les musulmans eussent redoublé d’efforts dans leurs préparatifs et, le lendemain matin, ils prirent le chemin de la guerre avec le Messager d'Allah.
Je n’avais pourtant rien préparé pour être des leurs.
Je rentrai donc chez moi, cette fois encore, sans avoir rien fait.
Si bien qu’ils prirent sur moi une trop grande avance.
A un moment donné, pourtant, j’ai voulu partir à leurs traces (et combien j’aurais voulu l’avoir fait !), mais Allah ne me prédestinait pas à cet honneur.
Chaque fois que je me mêlais aux gens après le départ du Messager d'Allah je ne me voyais semblable qu’à quelqu’un sur qui pesait lourdement une ombre d’hypocrisie ou à l’un de ces faibles qu'Allah avait exemptés pour cause de maladie.
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) ne cita pourtant pas mon nom jusqu’à son arrivée à Tabuk.
Cependant qu’il était assis avec un nombre de gens, il dit par la suite :
« Qu’a donc fait Ka’b Ibn Malek ? ».
Quelqu’un des Banni Salam dit :
« Ô Messager d'Allah ! Il a été sans doute retenu à Médine par la beauté de ses habits et par sa vanité ».
Mou’adh Ibn Jabal (رضي الله عنه) lui dit alors : « Quelles bien vilaines paroles tu viens de proférer !
Ô Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) !
Nous n’avons jamais entendu dire à son sujet que du bien ».
Le Messager d'Allah ne dit rien.

Sur ces entrefaites apparut à l’horizon un homme vêtu de blanc s’avançant dans le mirage.
Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dit : « Sois Abou Khaythama ! », et ce fut effectivement Abou Khaythama l’Ansarite.
C’était lui qui avait fait jadis aumône de quelques poignées de dattes, ce qui lui valut les sobriquets des hypocrites.
Ka’b dit : « Lorsque j’appris que Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) avait pris le chemin de retour de TAbuk, je fus envahi d’une grande tristesse.
Je me mis à penser à quelque mensonge pour me disculper en me disant en moi-même :
« Quelle excuse va bien me sortir de sa colère ? »
Je pris conseil en cela auprès des gens de ma famille. Quand on m’a appris que Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) était désormais tout proche, toutes mauvaises inspirations disparurent de mon esprit et je sus ainsi que rien ne pouvait me sauver de sa colère.
Aussi ai-je décidé de choisir plutôt la voie de la sincérité.

Le lendemain matin il était de retour.
Or,lorsqu’il rentrait d’un voyage, il réservait toujours sa première visite à la mosquée.

Il y fit deux unités de prières puis s’assit pour accueillir les gens.
C’est alors que vinrent à lui ceux qui ne l’avaient pas suivi, lui présentant leurs excuses avec force serments.
Ils étaient un peu plus de quatre-vingts.
Il accepta leur état apparent, agréa leur allégeance et implora pour eux l’absolution divine tout en laissant à Allah le Très-Haut le soin de juger ce qu’ils cachaient en eux-mêmes.

C’est alors que je vins moi-même.
Quand je le saluai, il sourit de la façon de quelqu’un en colère puis me dit : « Viens ici ! ».
Je m’avançai et je m’assis devant lui.
Il dit : « Qu’est-ce donc qui t’a empêché de te joindre à nous ? N’avais-tu pas déjà acheté ta monture ? »
Je dis : « Ô Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) ! Si je me trouvais maintenant devant un autre que toi de tous les habitants de ce monde, j’aurais certainement jugé que je m’en sortirais par quelque excuse, d’autant plus que j’ai le don de la polémique.
Mais, par Allah, j’ai bien su que si je te racontais aujourd’hui quelque mensonge pour te satisfaire, Allah ne serait pas loin de me frapper de Sa Colère et, si je te disais la pure vérité qui pourrait te fâcher quelque peu contre moi, je pourrais espérer une conclusion heureuse de la part d'Allah Tout-Puissant.

Par Allah, je n’avais aucune excuse de rester à l’arrière.
Par Allah, je n’avais jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je t’ai fait détection ».
Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dit alors :
« Voilà quelqu’un qui a parlé sincèrement. Debout et va-t’en de là en attendant qu'Allah prononce sur toi Son jugement ! ».

Des hommes de la tribu des Bani Salama sortirent à ma suite et me dirent :
« Par Allah, nous n’avons jamais appris sur toi que tu avais commis un péché avant celui-là.
Tu aurais bien pu t’excuser auprès du Messager d'Allah comme se sont excusés les autres déserteurs.
Il t’aurait largement suffi auprès d'Allah que Son Messager priât pour ton absolution ».
Il dit : « Par Allah , Ils n’ont pas cessé de me faire des reproches jusqu’à ce que j’ai voulu retourné auprès du Messager d'Allah pour revenir sur mes premières déclarations.
Puis je leur dis : « Est-ce que d’autres sont dans mon cas ? »
Ils dirent : « Oui, il y a deux hommes qui tinrent les mêmes propos que toi et qui obtinrent la même réponse ».
Je dis : « Qui sont-ils ? ».
Ils dirent : « Mourara Ibn Arrabî Al ‘Amrî et Hilâl Ibn Oumaya Al Wâqifî ».
Il dit : « Ils m’ont nommé là deux hommes vertueux qui avaient participé à la bataille de Badr et qui étaient dignes d’être pris en exemple. Lorsqu’on me les cita, je m’en allai.

Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) avait interdit entre temps qu’on nous adressât la parole à tous les trois entre tous ceux qui avaient déserté. Ainsi les gens nous évitaient (ou il a dit : « changèrent d’attitude envers nous ») si bien que je ne reconnaissais plus la terre car ce n’étais plus celle que je connaissais. Nous restâmes dans cette situation cinquante longues nuits.
Quant à mes deux compagnons d’infortune, ils se résignèrent à leur sort, gardèrent leur maison et ne cessèrent pas de pleurer.
Pour ma part, j’étais le plus jeune et le plus fort des trois.
Je sortais pour prendre part à la prière avec les musulmans et je parcourais les marchés sans que personne ne m’adressât la parole.
J’allais à chaque fois au Messager d'Allah , je le saluais alors qu’il était assis après la prière.
Je me demandais en moi-même s’il avait ou non remué les lèvres pour répondre à mon salut.
Puis je me plaçais pour prier tout près de lui et je l’épiais furtivement. Quand je me plongeais dans ma prière, il me regardait et quand je me tournais vers lui, il se détournait de moi. Quand cette mise en quarantaine des musulmans dura trop longtemps pour moi, je n’ai pas hésité à passer par-dessus le mur de Abou Qatada ; il était mon cousin et l’un de mes plus chers amis, je lui adressai le salut. Par Allah , il n’a même pas daigné me le rendre.
Je lui dis :
« Ô Abou Qatada ! Je te supplie par Allah de me dire si tu sais que j’aime Allah et Son Messager ».
Il se tut. J’y reviens de nouveau et il se tut encore. J’insistai encore une fois et il me dit enfin : « Allah et Son Messager sont plus à même de le savoir ».
Mes yeux débordèrent alors de larmes. Je m’en allai et passai de nouveau par-dessus son mur. Tandis que je déambulais dans les rues commerçantes de Médine, voilà qu’un Nabatéen (paysan) de Syrie, de ceux venus avec du blé pour le vendre, criait :
« Qui peut me dire où se trouve Ka’b Ibn Malek ? ».
Les gens se mirent à me désigner jusqu’à ce qu’il vînt à moi et me donnât une lettre de la part du roi Ghassan. Je savais alors lire.
Je lus donc la lettre et il y avait ceci : « Or, donc, nous avons appris de ton compagnon (le Prophète) est en froid avec toi et Allah ne t’a jamais placé dans une demeure d’humiliation et d’abandon. Rejoins-nous donc et Nous te consolerons de te déboires ».
Je dis après sa lecture : « Voilà bien encore l’une de ces épreuves qui m’accablent en ces moments ».
Je me dirigeai avec la lettre vers le four à pain et je la brûlai. Jusqu’à ce qu’eussent passé quarante nuits ( de quarantaine imposée). La révélation d'Allah tardait à venir (pour me disculper). C’est alors que Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) vint me dire : « Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) t’ordonne de ne plus approcher ta femme ». Je lui dis : « Dois-je la répudier ? Ou bien que dois-je faire ? ».
Il dit : « Non, mais isole-toi simplement d’elle et ne l’approche plus ».
Il envoya le même message à mes deux compagnons. Je dis à ma femme : « Va chez ta famille et reste-y jusqu’à ce qu'Allah prononce Son jugement dans cette affaire ».
La femme de Hilal Ibn Oumaya vint dire au Messager d'Allah :
« Ô Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) !
Hilal Ibn Oumaya est un vieillard perdu n’ayant aucun domestique.
Est ce qu’il te répugne que je le serve ? ».
Il dit : « Non, mais qu’il ne t’approche surtout pas ! ».
Elle dit : « Par Allah , il est incapable de quoi que ce soit et, par Allah , il ne cesse de pleurer jusqu’à ce jour depuis cette triste affaire ».
Certains de mes parents me dirent : « Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d'Allah la permission de garder ta femme puisqu’il a autorisé celle de Hilal Ibn Oumaya à le servir ? ».
Je dis : « Je ne demanderai pas la permission de la garder car je sais ce que dirait de moi Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) si je lui demandais cette permission alors que je suis jeune ». Je restais ainsi dix nuits ;
si bien que s’accomplit pour nous cinquante nuits depuis qu’il a été interdit de nous adresser la parole.
Puis je fis la prière de l’aube le lendemain de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos maisons.

Pendant que j’étais assis dans cet état dont Allah a parlé dans Son Livre (« jusqu’à ce qu’ils se fussent sentis à l’étroit dans la terre malgré son ampleur ») j’entendis tout à coup la voix de quelqu’un qui criait du haut du mont Sala’ me disant aussi fort qu’il pouvait : « Ô Ka’b Ibn Al Malek ! Réjouis toi de la bonne nouvelle ! ».

Je tombai aussitôt en prosternation sachant que quelque chose de nouveau était venue me délivrer de ma situation oppressante.
Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) avait en effet annoncé lors de la prière de l’aube qu'Allah avait enfin agrée notre repentir.
Les gens coururent vers nous pour nous porter la bonne nouvelle.
Deux hommes partirent pour en informer mes deux compagnons et un troisième se lança dans ma direction au galop de son cheval.
Un autre homme de la tribu de Aslam courut vers moi et parvint, avant l’arrivée du cavalier, sur le mont Sala’. Sa voix fut plus rapide que le cheval.

Quand vint à moi celui dont j’avais entendu la voix annonciatrice de bonne nouvelle, j’ôtai mes deux tuniques et je l’en revêtis, en récompense de sa bonne nouvelle.
Par Allah , je n’avais pas d’autres tuniques que celles là.
Je dus en emprunter deux pour me couvrir moi-même. Je partis alors en direction du Messager d'Allah cependant que les gens m’accueillaient en groupe, me félicitant de l’agrément de mon repentir et me disant :
« Nous te félicitons pour l’agrément par Allah de ton repentir ».
J’entrai finalement à la mosquée et voilà que Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) y étais assis au milieu des gens.
Il me serra la main et me félicita.
Par Allah , aucun autre des Mouhajirîn (les exilés de la Mecque) ne se leva à ma rencontre.
Ka’b n’a jamais plus oublié à Talha cette marque d’amitié.
Ka’b dit : « Lorsque j’eus salué Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) , il me dit, le visage rayonnant de joie :
« Réjouis-toi du plus beau jour que tu aies jamais connu depuis que ta mère t’a mis au monde ! ».
Je dis : « Est-ce que cette faveur provient de toi, ô Messager d'Allah, ou est-ce d'Allah ? »
Il dit : « Plutôt d'Allah , Tout Puissant ».

Or, quand Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) était content, son visage rayonnait de lumière au point qu’il ressemblait à un morceau de lune éclatante.
Nous savions cela de lui. Une fois assis devant lui, je dis :
« Ô Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) !
Pour prouver encore plus mon repentir, je voudrais faire aumône d’une partie de mes biens pour Allah et pour Son Messager ».
Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dit : « Garde une partie de tes biens pour toi-même, cela est préférable pour toi ».
Je dis : « Je garde ma part du butin de Khaybar ».
Je dis en outre :
« Ô Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) !
Allah le Très Haut ne m’a sauvé qu’à cause de ma sincérité et comme autre preuve de mon repentir, je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai ».
Par Allah je n’ai jamais appris jusqu’à ce jour qu’aucun musulman n’a été mieux récompensé que moi par Allah le Très-Haut pour sa sincérité depuis que j’ai dit cela au Messager d'Allah ; je souhaite qu'Allah me préserve du mensonge pour le restant de ma vie ».

Il dit : « Allah le Très-Haut fit alors descendre (révéla) les versets suivants :
« Allah a agrée le repentir du Prophète, des Mouhajirûn et des Ansârs qui l’ont suivi dans les heures difficiles… ».
Jusqu’à ces paroles : « …Il est certainement pour eux compatissant et miséricordieux.
Il agréa aussi le repentir des trois qui ont été laissés de côté jusqu’au moment où la terre devint pour eux bien étroite malgré son ampleur… » jusqu’à ce qu’il arrivât à ces mots : Craignez pieusement Allah et soyez parmi les véridiques ».



Ka’b dit : « Par Allah , je n’ai jamais reçu d'Allah une plus grande grâce depuis qu’il m’a guidé à l’Islam que celle d’avoir été sincère avec Le messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) et de ne lui avoir pas dit de mensonge.
Sinon j’aurais été perdu comme l’ont été ceux qui lui avaient menti.

Allah le Très Haut avait en effet dit de ceux qui avaient menti, quand il fit descendre la révélation, la plus mauvaise chose qu’Il eut jamais dite de quelqu’un :



Traduction (Hamidullah):
Ils vous feront des serments par Allah, quand vous êtes de retour vers eux, afin que vous passiez (sur leur tort).
Détournez-vous d’eux. Ils sont une souillure et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient (verset 95).
Ils vous font des serments pour se faire agréer de vous, même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers. (verset 96)

- Sourate At-Tawba [Descendue à Médine]

Ka’b dit :
« Quant à nous trois, nous n’avons pas été du nombre de ceux qui avaient juré de leur sincérité au Messager de Allah qui accepta leurs excuses et leur allégeance et pria pour leur absolution.
Il avait ainsi laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu'Allah en décidât de nous.
Allah le Très-Haut avait alors dit : " Et [Il accueillit le repentir] des trois qui étaient restés à l’arrière " [Traduction Hamidullah de l'extrait du verset 118 de sourate At-Tawbah].

Il voulait dire ainsi non pas que nous avions été laissés en arrière lors de l’expédition de Tabuk, mais qu’on a été laissé de côté par rapport à ceux qui avaient faussement juré de leur innocence. »

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Allah accepte pourtant le repentir


Selon Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه)
Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Si le fils d’Adam avait une vallée pleine d’or, il en souhaiterait une deuxième.
Seule la terre en effet peut lui remplir la bouche. Allah accepte pourtant le repentir de qui revient à Lui

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

J’ai transgressé l’une des limites d'Allah


Selon ‘Omran Ibn Housayn (رضي الله عنه)
Une femme de la tribu de Jouhayna vint au Messager d'Allah alors qu’elle était enceinte à la suite des relations adultères

Elle lui dit : « Ô Messager d'Allah ! J’ai transgressé l’une des limites d'Allah. Fais-moi subir le châtiment qui s’impose ».
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) fit alors venir son plus proche parent (son répondant) et lui dit : « Traite-la bien. Dès qu’elle met au monde son enfant, viens me voir ! » Et c’est ce qu’il fit.

Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) donna alors l’ordre de bien attacher ses vêtements à son corps (pour éviter qu’elle ne se découvre) puis de la lapider.
Une fois morte, il pria sur elle.
‘Omar lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Tu pries sur elle alors qu’elle a forniqué ? ».
Il Lui répondit : « Elle a exprimé un repentir qui, si on le partageait entre soixante dix personnes de Médine, leur suffirait (pour les absoudre).
N’as-tu jamais trouvé de plus noble que son don de sa propre vie à Allah Tout Puissant. ? »

Rapporté par:
- Mouslim

Allah agrée le repentir


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah glorifié et exalté rit à la vue de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent pourtant tous deux au Paradis :
L’un d’eux combat sur le chemin d'Allah et y est tué. Puis Allah agrée le repentir du meurtrier qui embrasse alors l’Islam et connaît à son tour le martyre pour la cause d'Allah.

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

La pureté rituelle (ou la propreté) représente la moitié de la foi


Selon Abou Malek Al Ash’arî (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

La pureté rituelle (ou la propreté) représente la moitié de la foi
– La louange est à Allah, remplit la balance du jugement dernier)
– Gloire et pureté à Allah ainsi que la louange (soubhanAllahi wal hamdoullillahi), remplit tout l’espace entre les cieux et la terre
– La prière est une lumière.
– L’aumône est une preuve (de foi sincère)
– La patience est une clarté
– Le Coran est un argument pour ou contre toi :

Rapporté par:
- Mouslim

Celui qui n’exprime pas son besoin, Allah le met au-dessus du besoin.


Selon Abou Sa’id Al Khoudri (رضي الله عنه)

« Un groupe d’Ansarites (premiers Musulmans de Médine) demandèrent assistance matérielle au Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) qui la leur donna.
Puis ils lui en demandèrent de nouveau et la leur donna. Jusqu’à l’épuisement de tout ce qu’il avait.
Une fois qu’il avait dépensé tout ce qu’il possédait, il leur dit :
« Tant que je détiendrai quelque bien je n’en serai jamais avare avec vous.
Mais celui qui se refuse par fierté d’âme de tendre la main aux autres, Allah lui sauvegarde sa fierté.
Celui qui n’exprime pas son besoin, Allah le met au-dessus du besoin.
Celui qui s’astreint de patienter, Allah lui en donne la force. Nul n’a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience ».

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Plus d’exil après la libération de ma Mecque


Selon La mère des croyante, ‘Aisha (رضي الله عنها)

« Plus d’exil après la libération de ma Mecque ; cependant la lutte et l’intention subsistent. Quand on vous appelle au combat, répondez-y. »

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allah ... il est victime d’un malheur, il l’endure avec patience et c’est là encore pour lui une bonne chose


Selon Souhayb Ibn Sinan (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Ce que l’affaire du Croyant est étonnante !
Son affaire ne comporte (pour lui) que du bien, et cette faveur n’appartient qu’au Croyant :
s’il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allah et c’est là pour lui une bonne chose.
S’il est victime d’un malheur, il l’endure avec patience et c’est là encore pour lui une bonne chose ».

Rapporté par:
- Mouslim

Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur.


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah

«Quand le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) se sentit bien lourd (sous l’effet de la maladie) il commença par être voilé par les vagues successives de l’agonie.
(Sa fille) Fatima (رضي الله عنها) dit : « Malheur à moi, comme mon père est souffrant ! »
Il dit : « Ton père ne connaîtra plus de souffrance après ce jour ».
Une fois mort, elle dit : « Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur. Ô père ! Les jardins du Paradis ont sa demeure. Ô père ! Nous faisons part de sa mort à l’Ange Gabriel ».

Quand on l’enterra, Fatima dit : « Comment avez-vous eu le cœur de jeter la terre sur le corps du Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) ? »

Rapporté par:
- Boukhari

cela est une miséricorde qu'Allah le Très Haut a placé dans le cœur de Ses esclaves


Selon Ousama Ibn Zeyd (رضي الله عنه)

«La fille du Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) envoya quelqu’un dire à son père : « Mon fils est dans l’agonie de la mort, viens donc nous tenir compagnie ! ».
Il lui envoya quelqu’un lui présenter son salut et dire : « Ce qu'Allah a pris Lui appartient et c’est à Lui qu’appartient Toujours ce qu’Il a donné. Tous chez Lui est lié à un terme assigné à l’avance. Prends donc patience et espères’en la récompense d'Allah ! »

Elle lui envoya de nouveau, l’adjurant avec insistance de venir auprès d’elle. Il se leva alors en compagnie de Sa’d Ibn ‘Oubada, de Mou’adh Ibn Jabal, de Oubay Ibn Ka’b, de Zeyd Ibn Thabet et d’autres (رضي الله عنهما).

On leva le petit agonisant vers le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) qui le mit sur ces genoux alors que son âme commençait à bouger et à se troubler.
Les yeux du Messager débordèrent de larmes.
Sa’d lui dit : « Qu’est-ce donc que cela, Ô Messager d'Allah ? »
Il dit : « cela est une miséricorde qu'Allah le Très Haut a placé dans le cœur de Ses esclaves . Et Allah n’est Miséricordieux qu’avec ceux de Ses esclaves qui le sont eux-mêmes ».

Rapporté par:

Mère ! Patiente car tu es sur la juste voie


Selon Souhayb Ibn Sinan (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Jadis vivait un roi qui avait un sorcier. Quand le sorcier se sentit vieillir, il dit au roi : « Me voilà maintenant âgé. Envoie-moi donc un jeune homme pour que je lui enseigne la magie ».
Il lui envoya un jeune homme. Sur son chemin vers le sorcier, le jeune homme rencontra un moine. Il s’assit auprès de lui et écouta ses paroles qui lui plurent. Il faisait ainsi chaque fois qu’il se rendait chez le sorcier.
Quand il arrivait auprès du sorcier, ce dernier le frappait pour son retard. Il s’en plaignit au moine qui lui dit : « Quand tu as peur de la colère du sorcier, dis lui : « J’ai été retenu par ma famille » et quand tu crains la colère de la famille, dis lui : « J’ai été retenu par le sorcier ». Entre-temps, voilà qu’une bête énorme interdit le passage aux gens.

Le jeune homme dit : « Aujourd’hui je vais savoir qui du sorcier ou du moine à la plus grande valeur ».
Il prit une pierre et dit : « Seigneur Allah ! Si l’œuvre du moine T’est préférable à celle du sorcier, tue cette bête afin de permettre aux gens de passer ».
Il la frappa alors avec la pierre et la tua sur le coup. Les gens eurent ainsi la voie libre. Il vint en informer le moine qui lui dit : « Mon petit, tu es devenu maintenant plus fort que moi puisque tu es arrivé à ce miracle. C’est pourquoi tu vas certainement être mis à l’épreuve. S’il en est ainsi, ne dis à personne où je suis ». Ainsi donc le jeune homme en arriva à guérir l’aveugle de naissance et le lépreux. Il guérissait les gens de la plupart de leurs maladies. L’un des courtisans du roi qui était aveugle en entendit parler et se rendit auprès de lui avec de nombreux cadeaux.
Il lui dit : Tout ce que tu vois là est à toi si tu arrives à me guérir ».
Le jeune homme lui dit : « Je ne guéris personne moi-même mais c’est uniquement Allah le Très-Haut qui guérit. Si tu crois en Allah le Très-Haut, je Le prierai et Il te guérira ». Le courtisan crut en Allah et Allah le guérit. Il se rendit chez le roi et s’assit près de lui comme il en avait coutume. Le roi lui demanda : « Qui donc t’a rendu la vue ? ».
Il dit : « Mon Seigneur et Maître ».
Il lui dit : « Est-ce que tu as un Seigneur autre que moi ? ».
Il dit : « Mon Seigneur et le tien est Allah ». Le roi le jeta en prison et ne cessa pas de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le jeune homme. On fit alors venir le jeune homme et le roi lui dit : « Mon petit, te voilà arrivé à guérir avec ta magie l’aveugle-né et le lépreux et à faire telle et telle chose ».
Le jeune homme lui dit : « Je ne guérit personne mais c’est Allah le Très-Haut seul qui guérit ». Il le jeta donc en prison et ne cessa de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le moine. On fit venir le moine et on lui dit : « Renie ta foi ! » et il refusa de le faire. On ordonna d’apporter une scie qu’on lui plaça sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête qui tomba en deux morceaux.
On fit alors venir le courtisan et on lui dit : « Renie ta foi ! » mais il refusa.
On lui plaça la scie sur la raie de ses cheveux et on lui coupa la tête qui tomba en deux morceaux.
On fit enfin ve nir le jeune homme et on lui dit : « Renie ta foi ! » Mais il refusa.

Le roi le jeta à quelques-uns de sa suite et leur dit : « Amenez-le à telle montagne et escaladez-la avec lui. Une fois parvenue à son sommet, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le du haut de la montagne. Ils le prirent donc avec eux et escaladèrent la montagne.
Il dit : « Seigneur Allah ! Sauve-moi d’eux par ce que Tu veux ! ». La montagne se mit alors à branler. Ils tombèrent dans le vide et il vint dire au roi : « Allah m’a sauvé d’eux ».

Le roi le jeta à des gens de sa suite et leur dit : « Allez avec lui et mettez-le dans une grande barque. Une fois arrivés au large, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le à la mer ».
Ils partirent avec lui et, une fois en pleine mer, il dit : « Seigneur Allah ! Sauve-moi d’eux avec ce que Tu veux ! ».
La barque se retourna et ils se noyèrent. Il vint en marchant (sur l’eau) jusqu’au roi qui lui dit : « qu’ont fait tes compagnons ? ».
Il lui dit : « Allah m’a sauvé d’eux ».
Il dit alors au roi : « Jamais tu ne pourras me tuer si tu ne fais pas ce que je vais t’ordonner de faire.
« M’ordonner quoi ? » demanda le roi.
« Tu rassembles ton peuple sur un même plateau puis tu me crucifie sur le tronc d’un palmier. Tu prends alors une flèche de mon carquois, tu places la flèche au milieu de la corde de l’arc et tu dis : « Au nom d'Allah, Seigneur et Maître de ce jeune homme », tu me tires alors la flèche et si, tu fais tout cela, tu me tueras sûrement ».
Il rassembla donc les gens sur un même plateau, crucifia le jeune homme sur le tronc d’un palmier, prit une flèche de son carquois et la plaça au milieu de la corde de l’arc.
Puis il dit : « Au nom d'Allah, Seigneur et Maître du jeune homme ! ». Il tira alors la flèche qui alla se planter dans sa tempe. Le jeune homme porta la main à sa tempe et mourut sur le coup. Les gens dirent alors : « Nous croyons au Seigneur et Maître du jeune homme ».
On vint dire au roi : « Que dis-tu de ce que tu craignais ? Par Allah , te voilà donc atteint de l’objet de la crainte et voilà que ton peuple à cru en Allah ».
Il ordonna de creuser des fossés à l’entrée de chaque route. On les creusa et on y alluma le feu.
Le roi dit : « Jetez-y tous ceux qui ne veulent pas renier leur foi ».
C’est ce qu’ils firent jusqu’à ce que vint une femme avec son petit. Elle eut peur et refusa de se jeter dans le feu.
Son enfant lui dit : « Mère ! Patiente car tu es sur la juste voie ».

Rapporté par:
- Mouslim

La patience n’est digne de ce nom qui si elle pleurait si elle se manifeste au premier choc


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

«Le prophète (صلّى الله عليه و سلّم) passa devant une femme qui pleurait auprès d’une tombe.
Il lui dit : « Crains Allah et sois patiente ! »
Elle dit : « Laissez moi en paix ! Tu n’as pas été touché par le malheur qui m’accable et tu n’a jamais rien connu de tel. »
Quelqu’un lui dit : « C’est le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) »
Elle se présenta à la porte du Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) sans y trouvé de portier (pour l’en empêcher).
Elle dit au Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) : « Je ne t’avais pas reconnu ».
Il dit : « La patience n’est digne de ce nom qui si elle pleurait si elle se manifeste au premier choc. »

Rapporté par:
- Mouslim

Je n’en ai d’autre récompense pour lui que le Paradis


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Allah le Très-Haut dit : «Quand Je reprends à Mon esclave croyant l’âme de l’être qu’il aime le plus au monde et qu’il se montre patient dans l’espoir de Ma récompense, Je n’en ai d’autre récompense pour lui que le Paradis. »

Rapporté par:
- Boukhari

il n’est pas un être se trouvant en pleine épidémie de peste restant malgré cela dans son pays ... convaincu que seul peut l’atteindre ce qu'Allah lui a prédestiné


Selon La mère des croyante, ‘Aisha (رضي الله عنها)

Elle dit avoir interrogé le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) sur la peste.
Il l’informa que c’était un fléau qu'Allah le Très-Haut envoie sur qui Il veut.
Il en a cependant une miséricorde pour les Croyants, car il n’est pas un être se trouvant en pleine épidémie de peste restant malgré cela dans son pays (pour ne pas propager la maladie), s’armant de patience dans l’espoir de Ma récompense et convaincu que seul peut l’atteindre ce qu'Allah lui a prédestiné, qui n’ai un salaire égal à celui du martyr.

Rapporté par:
- Boukhari

Je lui donne le Paradis en dédommagement de leur perte


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
J’ai entendu le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dire:

Allah, Le Tout Puissant a dit : « Quand J’éprouve Mon esclave dans les deux choses qu’il aime le plus (ses yeux) et qu’il se montre patient, Je lui donne le Paradis en dédommagement de leur perte ».

Rapporté par:
- Boukhari

Veux-tu que je te montre une femme de ceux qu'Allah destine au Paradis ?


Selon Abu Mohammed ‘Ata ibn ‘Abi Rabah Aslam bin Safwan
Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه) m'a dit:

« Veux-tu que je te montre une femme de ceux qu'Allah destine au Paradis ? »
Je dis [Abu Mohammed ‘Ata ibn ‘Abi Rabah Aslam bin Safwan] : « Oui ».
Il dit [Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه) ]: Cette femme noire est venue dire au prophète (صلّى الله عليه و سلّم) : « J’ai des crises d’épilepsie au cours desquelles il m’arrive de me découvrir malgré moi. Prie donc pour moi Allah le Très-Haut » !
Il lui dit [Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) ] : « Si tu veux bien patienter, tu as le Paradis et, si tu veux que je prie Allah le Très-Haut pour ta guérison, je le fais et Il te guérira ».
Elle dit [La femme] : « Je préfère plutôt patienter ».
Puis elle ajouta [La femme] : « Il m’arrive dans ces crises de me découvrir, prie Allah pour que cela ne m’arrive plus ».
[Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه) ]: Et il pria pour elle.

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Il n’est pas une fatigue ou une maladie, ou un souci, ... sans qu'Allah ne lui efface ... une partie de ses péchés


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Selon Abou Sa’id Al Khoudri (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Il n’est pas une fatigue ou une maladie, ou un souci, ou une peine, ou un mal, ou une angoisse qui touche le Musulman, jusqu’à l’épine qui le pique, sans qu'Allah ne lui efface à cause de cela une partie de ses péchés ».

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

... qui souffre d’un mal ... ou de quelque chose de plus important, sans qu'Allah ne lui efface à cause de cela ses mauvaises actions


Selon ‘Abdullâh Ibn Mas’ud (رضي الله عنه)

« Je m’introduis chez le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) alors qu’il agonisait.
Je dis : « Ô Messager d'Allah ! Te voilà donc dans de cruelles souffrances ! ».
Il dit : « Oui vraiment. Je souffre autant que deux personnes ».
Je dis « C’est que tu as ainsi deux salaires ? »
Il dit : « Oui, c’est ainsi. Il n’est pas un Musulman qui souffre d’un mal, d’une piqûre d’épine, ou de quelque chose de plus important, sans qu'Allah ne lui efface à cause de cela ses mauvaises actions et sans que ses péchés ne tombent comme tombent les feuilles mortes de l’arbre ».

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Celui a qui Allah veut du bien se voit touché dans ce qu’il à de plus cher


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Celui a qui Allah veut du bien se voit touché dans ce qu’il à de plus cher ».

Rapporté par:
- Boukhari

Seigneur Allah! Garde-moi en vie tant que la vie m’est préférable et fais moi mourir si la mort m’est préférable


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Aucun d’entre vous ne doit souhaiter la mort pour un mal dont il souffre. S’il doit absolument le faire qu’il dise :
« Seigneur Allah! Garde-moi en vie tant que la vie m’est préférable et fais moi mourir si la mort m’est préférable ».

Rapporté par:
Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

... vous vous impatientez


Selon Khabbab Ibn Al Aratt (رضي الله عنه)
Il a dit :

« Nous nous plaignîmes un jour auprès du Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) alors qu’il était allongé à l’ombre de la Ka’ba, la tête appuyée sur son manteau qui lui servait de coussin.
Nous lui dîmes : « Ne demandes-tu pas pour nous le soutien d'Allah ? N'évoques-tu pas Allah pour nous ? ».

Il dit : « Parmi ceux qui vivaient avant vous, on prenait l’un d’eux, on lui creusait un trou et on l’y mettait. On apportait ensuite une scie qu’on lui plaçait sur la tête qu’on sciait ainsi en deux morceaux. Ou bien encore, on passait sur sa tête un peigne de fer jusqu’à lui arracher ce qu’il y avait au dessous de sa chair et de ses os. Ce n’arrivait pourtant pas à lui renier sa foi.
Par Allah, le Seigneur accomplira cela (c'est-à-dire l’Islam) jusqu’à ce que le voyageur [dans une autre traduction: le cavalier] aille sur sa monture de San’a’ à Hadramawt ne craignant qu'Allah ou le loup pour ses troupeaux, mais vous vous impatientez ».

Rapporté par:
- Boukhari

Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse, il eut à supporter bien plus que cela, il s'est montré néanmoins patient.


Selon ‘Abdullâh Ibn Mas’ud (رضي الله عنه)

« A l'issue de la bataille de Hunayn [nom de la rude bataille qui opposait les Musulmans à la coalition bédouine dirigée par la tribu Haouazin devant le fief montagneux de Ta’if an VIII de l’Hégire] , le prophète (صلّى الله عليه و سلّم) fit des préférences à certains dans le passage du butin. Ainsi donna-t-il à Al Aqra Ibn Habis cent chameaux. Il donna la même chose à ‘Ouyayna Ibn Hisn. Il donna aussi à des gens parmi la noblesse arabe en les favorisant dans le partage.

Quelqu’un dit alors : « Par Allah, voila bien une répartition qui manque de justice et ou l’on a pas rechercher la satisfaction d'Allah ».

Je me dis alors: « Par Allah, j'en informerai l'envoyé d'Allah! »

Je me rendis auprès de lui et lui contai ce qui venait d'être dit. Le visage du Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) changea de couleur jusqu'à devenir pourpre, puis il dit :
« Qui donc pourrait être équitable si Allah et Son Messager d'Allah ne le sont pas ? » Il ajouta ensuite : « Qu'Allah fasse miséricorde à Moïse, il eut à supporter bien plus que cela, il s'est montré néanmoins patient. »

Je me dis alors : « Désormais, je ne lui rapporterai plus de tels propos. »

Rapporté par:
- Boukhari
- Mouslim

La grandeur de la récompense est fonction de la grandeur de l’épreuve.


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Lorsque Allah veut du bien à Son serviteur, Il anticipe son châtiment ici-bas ; et s'Il lui veut du mal, Il S’abstient de le châtier pour ses fautes afin qu’il reçoive pleinement son châtiment le jour de la Résurrection. »

Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a aussi dit : « La grandeur de la récompense est fonction de la grandeur de l’épreuve. Quand Allah aime un peuple, Il l’éprouve. Celui qui accepte l’épreuve aura la satisfaction divine ; quant à celui qui s’en irrite, il sera l’objet du courroux divin. »

Rapporté par:
- Tirmidhi

...que dirais-tu si des gens prêtaient quelque chose puis demandaient de le récupérer...


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Il a dit :

Un des fils d'Abû Talha était très malade. L'enfant rendit l'âme alors qu'Abû Talha n' était pas présent. De retour chez lui, il s' enquit de l' état de santé de son fils auprès d'Umm Sulaym, la mère de l'enfant, qui lui répondit : « Il est plus calme que jamais. »

Elle lui servit ensuite son dîner, il mangea, et après avoir eu des rapports conjugaux, elle lui déclara : « Va enterrer l' enfant ! »

Le lendemain matin, Abû Talha se rendit chez le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) et l'en informa.
Le Prophète demanda : «Avez-vous eu des rapports conjugaux cette nuit ? »
- Oui, répondit Abû Talha.
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) dit alors : « Que Dieu bénisse cette union! »

Elle mit au monde un garçon.
Abû Talha me demanda [ le prenom "me" correspond à Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه) ] d'aller porter l'enfant au Prophète avec quelques dattes.
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) me demanda :« As-tu apporté avec lui quelque chose? »
Je répondis : « Oui, des dattes. »
Le Prophète en prit une, la mastiqua et en frotta les gencives de l'enfant qu'il nomma 'Abdullâh.

Rapporté par:
- Boukhari
- Mouslim

Authentifié par: Unanimement reconnu authentique

Le fort n’est pas celui qui terrasse ses adversaires, mais seul est fort celui qui se maîtrise dans la colère


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Le fort n’est pas celui qui terrasse ses adversaires, mais seul est fort celui qui se maîtrise dans la colère ».

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

Je me mets sous la protection d'Allah contre Satan le maudit


Selon Sulayman ibn Surad

J’étais assis aux côtés du Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) lorsque deux hommes s’insultèrent l'un l'autre. Le visage de l'un d'eux rougit et les veines de son cou gonflèrent.
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) dit à ce moment:
« Je connais une parole qui aurait apaisé sa colère. S'il avait dit : "Je me mets sous la protection d'Allah contre Satan le maudit" [Arabe : "أعوذ بالله من الشيطان الرجيم"] Sa colère se serait dissipée. »

On dit alors à cet homme : « Le Prophète t'a demande de prononcer cette formule. »

Rapporté par:
- Boukhari
- Mouslim

Se consacrer aux choses utiles


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Comme signe de la bonne soumission [ Islam ] de l’homme, son abandon de ce qui ne le concerne pas ».

Rapporté par:
- Tirmidhi
- Malik
- Ibn Majah

Qu'est-ce que la foi? Qu'est-ce que l'Islam? Qu'est-ce que la perfection (al-'ihsân)? Quand est-ce qu'aura lieu l'Heure Suprême?


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)

Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم)s'étant un jour montré au public, un homme vint lui dire : « Ô Envoyé d'Allah ! Qu'est-ce que la foi? ».
- « C'est, répondit-il, de croire en Allah , à Ses anges, à Son Livre, à Sa rencontre, à Ses Prophètes et à la Résurrection ».
- « Ô Envoyé d'Allah ! Qu'est-ce que l'Islam? », reprit l'homme.
- « L'Islam, dit le Prophète, consiste à adorer Allah sans jamais Lui donner d'associés, à s'acquitter de la prière prescrite, à verser l'aumône légale (Az-Zakâ), à jeûner le ramadan».
- « Ô Envoyé d'Allah ! Qu'est-ce que la perfection (al-'ihsân)?» , demanda l'homme.
- « C'est, répliqua le Prophète, d'adorer Allah comme si vous Le voyiez. Car bien que vous ne le voyiez pas, Lui certes vous voit».
- « Ô Envoyé d'Allah ! Quand est-ce qu'aura lieu l'Heure Suprême?», reprit l'homme.
« L'interrogé, dit-il, n'en sait pas plus que celui qui interroge. Je vous parlerai plutôt de ses prodromes :
Quand l'esclave enfantera son maître; que les va-nu-pieds seront à la tête des gens;
et que les pâtres des moutons se vautreront dans leurs constructions élevées.
Cette Heure fait partie des cinq (événements) que Seul Allah détient le secret ».
Et le Prophète ( صلّى الله عليه و سلّم) de réciter ce verset :
« La connaissance de l'Heure et auprès d'Allah ; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice; et Il sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur». L'homme s'éloigna aussitôt et quand le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) ordonna de le faire revenir, personne ne put déceler la moindre trace de l'homme. « Cet homme, dit alors le Prophète ( صلّى الله عليه و سلّم), est Gabriel; il est venu enseigner aux hommes leur religion ».

Rapporté par:
- Mouslim

Prières considérées comme l'un des piliers de l'Islam


Selon Talha Ibn 'Oubaydillâh (رضي الله عنه)

Un homme du Nedjd aux cheveux hirsutes vint trouver le Prophète(صلّى الله عليه و سلّم) .
Nous entendîmes le retentissement de sa voix sans distinguer ce qu'il disait.
Quand il s'approcha du Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) , nous nous aperçûmes qu'il l'interrogeait sur l'Islam.
L'Envoyé d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) lui répondit : "Cinq prières à accomplir pendant le jour et la nuit".
- "Dois-je accomplir d'autres prières?", demanda l'homme.
- "Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre supplémentaire".
- "Il y a aussi le jeûne du ramadan", reprit le Prophète.
- "Dois-je observer d'autres jeûnes?", ajouta l'homme.
- "Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre supplémentaire", dit le Prophète(صلّى الله عليه و سلّم) , qui mentionna alors l'aumône légale (Az-Zakâ).
- "Dois-je payer d'autre aumône?", demanda l'homme.
- "Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre supplémentaire", répéta le Prophète.
L'homme s'en alla en disant : "Par Allah! Je n'en ferai rien de plus ni rien de moins".
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) dit alors : "Il réussira s'il est sincère".

Rapporté par:
- Mouslim

Interrogation au sujet des piliers de l'Islam


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah


Il nous fut interdit de poser des questions inutiles à l'Envoyé d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم);
aussi nous plaisait-il qu'un bédouin sensé vint lui (صلّى الله عليه و سلّم) demander des éclaircissements et nous d'entendre ses réponses.
Il arriva qu'un bédouin se présenta chez le Prophète et lui dit :
" Ô Muhammad! Ton messager est venu nous informer que tu prétends qu'Allah t'a chargé d'une Mission".
- "Il a dit vrai", répliqua le Prophète.
- "Qui est donc le Créateur du ciel?", reprit le bédouin.
- "Allah".
- "Qui est le Créateur de la terre?".
- "Allah".
- "Qui a dressé ces montagnes et y a mis les choses utiles?".
- "Allah".
- "Alors! Par le Créateur du ciel et de la terre, qui a dressé ces montagnes, est-ce Allah qui t'a envoyé?".
- "Oui".
- "Ton messager a prétendu aussi que nous devions accomplir cinq prières tout au long du jour et de la nuit".
- "Il a dit vrai".
- "Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allah qui te les a prescrits?".
"Oui" -"Ton messager a prétendu aussi que nous devions verser une aumône légale (Az-Zakâ) prélevée sur nos biens (pour les purifier)".
- "Il a dit vrai".
- "Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allah qui te l'a prescrite?".
- "Oui".
- "Ton messager a prétendu aussi que nous devions jeûner annuellement pendant le mois du ramadan?".
- "Il a dit vrai".
- "Par Celui qui t'a envoyé! Est-ce Allah qui te l'a prescrit?".
- "Oui".
- "Ton messager a encore prétendu que chacun de nous devrait accomplir le Hajj s'il en possédait les moyens".
- "Il a dit vrai".
- "Eh bien!, conclut l'homme, par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je me conformerai à ces prescriptions sans n'y rien ajouter ni omettre".
- "Si cet homme est sincère, dit enfin le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم), il entrera sûrement au Paradis".

Rapporté par:
- Mouslim

Celui qui observe ce dont on lui a ordonné, entrera au Paradis


Selon Abou Ayyoûb Al-Ansâri (رضي الله عنه)

un bédouin se présenta au Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) pendant l'un de ses voyages, saisit le licol(*1) de sa chamelle, puis dit :
"Ô Envoyé d'Allah (ou "ô Muhammad") Indiquez-moi ce qui me frayera les voies au Paradis et m'écartera de l'Enfer".
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) s'arrêta, se tourna vers ses compagnons et dit :
"C'est bien un but qu'il recherche. Répétez ce que vous venez de dire!".
A la question répétée, le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) répondit :
"Adorez Allah, sans rien Lui associer; observez la prière; versez l'aumône légale (Az-Zakâ) et soignez tes liens de sang... Lâchez la chamelle!".

Rapporté par:
- Mouslim

Que celui qui se réjouit de voir l'un des hôtes du Paradis, regarde cet homme


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)


Un bédouin vint trouver le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) et lui dit :
- "Ô Envoyé d'Allah! Indique-moi une œuvre qui me frayera la voie au Paradis".
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) répondit:
- "Tu n'as qu'à adorer Allah, sans rien Lui associer, à observer la prière prescrite; à payer l'aumône légale (Az-Zakâ) et à jeûner pendant le ramadan".
Le bédouin:
- "Par Celui qui tient ma vie entre Ses mains! Je ne ferai rien de plus ni de moins", répliqua le bédouin.
Aussitôt l'homme partit, le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) dit :
"Que celui qui se réjouit de voir l'un des hôtes du Paradis, regarde cet homme".

Rapporté par:
- Mouslim

Piliers et assises de l'Islam (L'Islam est bâti sur cinq piliers)


Selon Le calife ‘Omar (رضي الله عنه)
L'Envoyé d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

"L'Islam est bâti sur cinq piliers :
l'unicité de Dieu;
la pratique de la prière (As-Salâ);
l'acquittement de l'aumône légale (Az-Zakâ);
le jeûne du ramadan (As-Siyâm)
et l'accomplissement du Hajj".

Rapporté par:
- Mouslim

Obligation de faire les ablutions mineures (wudû') pour la prière


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Quand l'un de vous est souillé par quelque impureté, il lui est indispensable de refaire ses ablutions, pour que sa prière soit agrée .

Rapporté par:
- Mouslim

Recommandation de redire les formules de l'appel à la prière après le muezzin, puis de solliciter au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la grâce et la place éminente


Selon Abou Sa’id Al Khoudri (رضي الله عنه)
L'Envoyé d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Quand vous entendez l'appel à la prière, répétez exactement ce que dit le muezzin

Rapporté par:
- Mouslim

Faire la prière à la perfection, la compléter et s'y recueillir


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

"Parachevez vos inclinations et vos prosternations.
Par Allah! Je vous vois par derrière moi - ou peut-être, suivant une variante : (Par derrière mon dos) - ,
chaque fois que vous vous inclinez et que vous vous prosternez"

Rapporté par:
- Mouslim

Interdiction de s'incliner ou de se prosterner avant l'imam


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Ne craint-il pas, celui qui relève la tête avant l'imam, qu'Allah change sa tête en une tête d'âne?

Rapporté par:
- Mouslim

Égalisation des rangs pour la prière


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
L'Envoyé d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Égalisez bien vos rangs, car se mettre bien en rang fait partie de la perfection de la prière

Rapporté par:
- Mouslim

Manger quelques dattes avant de sortir le matin


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah

Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) ne sortait pas le matin de l’Aïd al-Fitr avant d'avoir mangé quelques dattes.

Rapporté par:
- Boukhari

Sur la manière d'ensevelir la personne décédée en état d'ihram


Selon Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه)

Alors que nous étions avec le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم), un homme en état d’Ihrâm fut écrasé par son chameau.
Le prophète (صلّى الله عليه و سلّم) recommanda alors:
« Faites-lui la lotion avec de l’eau et du sidr (lotus), puis ensevelissez-le dans deux pièces [d’étoffes], mais ne lui mettez pas de baume et ne lui couvrez pas la tête.
Car au jour de la Résurrection, Allah le ressuscitera et il répondra alors par la talbiya »

Rapporté par:
- Boukhari

TEST secundo titre

HADITH TEST secundo test

Rapporté par:

Qudusi : Ma miséricorde l'emporte sur Ma colère.


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Quand Allah a décrété la Création Il s'est engagé Lui-même en écrivant dans Son livre, qui repose près de Lui : Ma miséricorde l'emporte sur Ma colère.

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari
- An-Nasa'i
- Ibn Majah

Qudusi : Je suis l'Unique, l’Éternel Refuge


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah Tout-Puissant a dit :
Le fils d'Adam M'a renié et il n'avait aucun droit de le faire.
Et il M'a injurié et il n'avait aucun droit de le faire.
Pour ce qui est de son renoncement, il dit :
Il ne me refera pas encore comme Il l'a fait en premier (1).

La création initiale [de l'homme] ne M'est pas plus difficile que sa création prochaine.
Pour ce qui est de son injure, il dit : "Allah a pris un fils pour Lui", alors que Je suis l'Unique, l’Éternel Refuge.
Je n'enfante pas, et je n'ai pas été enfanté, et rien n'est comparable à Moi.

(1) i.e., ramener à la vie après ma mort.

Rapporté par:
- Boukhari
- An-Nasa'i

Qudusi : Ce matin, un de mes serviteurs est devenu croyant en Moi, et un autre un mécréant.


Selon Zayd ibn Khalid al-Juhani (رضي الله عنه)

Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dirigea la prière du matin pour nous à al-Hudaybiyah après des averses durant la nuit.

Quand le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) eut terminé, il fit face aux gens et leur dit : Savez-vous ce que votre Seigneur a dit?
Il dirent : Allah et son Prophète le savent mieux.
Il dit : "Ce matin, un de mes serviteurs est devenu croyant en Moi, et un autre un mécréant.
Pour celui qui a dit : Nous avons reçu la pluie par la vertu d'Allah et Sa miséricorde, celui-là est un croyant en Moi, un mécréant dans les étoiles (1).
Et pour celui qui dit : Nous avons reçu la pluie par telle et telle étoile, celui-là est un mécréant en Moi, et un croyant dans les étoiles.

Rapporté par:
- Boukhari
- Malik
- An-Nasa'i

Qudusi : Les fils d'Adam blâment le Temps, et Je suis le Temps, dans ma Main est la nuit et le jour


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah a dit: Les fils d'Adam blâment [les vicissitudes du] le Temps, et Je suis le Temps, dans ma Main est la nuit et le jour (*1).

Rapporté par:
- Mouslim
- Boukhari

Qudusi : Je suis tellement auto-suffisant que je n'ai aucunement besoin d'un associé


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah (glorifié et exalté) a dit:
Je suis tellement auto-suffisant que je n'ai aucunement besoin d'un associé.
Ainsi, celui qui agit pour la cause d'un autre en même temps que pour la Mienne, je lui renierai son action par celui à qui il a associé avec Moi.

Rapporté par:
- Ibn Majah
- Mouslim

Qudusi : L'ostentation n'est pas aimé d'Allah


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
J’ai entendu le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dire:

Le premier des gens auquel le jugement sera prononcé le Jour de la Résurrection sera un homme mort en martyr. On l'amènera et Allah lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra.
[Le Tout-Puissant] dira : Et qu'en as-tu fait?
Il dira : J'ai combattu pour Toi jusqu'à ce que je meure en martyr.
Il dira : Tu as menti, tu n'as combattu que pour qu'il soit dit [de toi] : Il est courageux. Et ainsi en a t-il été dit.
Alors, il sera ordonné qu'on le traîne sur son visage jusqu'à ce qu'on le jette dans l'Enfer.

[Un autre] sera un homme qui a étudié la science [religieuse] et a l'a enseignée et qui récitait le Coran.
On l'amènera et Allah lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra.
[Le Tout-Puissant] dira : Et qu'en as-tu fait?
Il dira : J'ai étudié la science [religieuse] et je l'ai enseignée et j'ai récité le Coran pour l'amour de Toi.
Il dira : Tu as menti, tu n'as étudié la science [religieuse] que pour qu'il soit dit [de toi] : Il récite le Coran. Et ainsi en a-t-il été dit.
Alors, il sera ordonné qu'on le traîne sur son visage jusqu'à ce qu'on le jette dans l'Enfer.

[Un autre] sera un homme que Allah a enrichi et à qui Il a donné toutes sortes de biens.
On l'amènera et Allah lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra.
[Le Tout-Puissant] dira : Et qu'en as-tu fait?
Il dira : Je n'ai laissé aucun chemin [vide] dans lequel Tu aimes qu'on dépense son argent sans le dépenser pour l'amour de Toi.
Il dira : Tu as menti, tu n'as agis de la sorte que pour qu'il soit dit [de toi] : Il est généreux. Et ainsi en a-t-il été dit.
Alors, il sera ordonné qu'on le traîne sur son visage jusqu'à ce qu'on le jette dans l'Enfer.

Rapporté par:
- Mouslim
- Tirmidhi
- An-Nasa'i

Qudusi : Il est dans Ma crainte. J'ai pardonné Mon serviteur [ses péchés] et Je l'ai admis dans le Paradis.


Selon Uqbah ibn Amir (رضي الله عنه)
J’ai entendu le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) dire:

Votre Seigneur est enchanté par un berger qui, du sommet d'une montagne escarpée, donne l'appel à la prière et prie.
Alors Allah (glorifié et exalté) dit : Regardez Mon serviteur, il appelle à la prière et accomplit ses prières. Il est dans Ma crainte. J'ai pardonné Mon serviteur [ses péchés] et Je l'ai admis dans le Paradis.

Rapporté par:
- An-Nasa'i

Authentifié par: Albâni

Qudusi : Sourate Al-Fatiha, l'essence du Coran


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Messager d'Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Une prière accomplie par quelqu'un qui n'a pas récité l'Essence du Coran (*1) pendant celle-ci est défectueuse (et il répéta le mot trois fois), incomplète.
Quelqu'un dit à Abu Hurayrah (رضي الله عنه) : [Même si] nous sommes derrière l'imam?(*2)
Il dit: Récitez là en vous-même, car j'ai entendu dire le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) :

Allah (puissant et sublime), a dit: J'ai séparé la prière entre Moi-même et Mon serviteur en deux moitiés, et Mon serviteur recevra ce qu'il a demandé.

Quand mon serviteur dit: الْحَمْدُ للّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ
Allah (puissant et exalté) dit : Mon serviteur m'a loué.

Et quand il dit :الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ,
Allah (puissant et exalté) dit : Mon serviteur m'a exalté,

et quand il dit: مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ,
Allah dit: Mon serviteur m'a glorifié et en une occasion Il dit : Mon serviteur s'est soumis à Ma puissance.

Et quand il dit : إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ,
Il dit : Ceci est entre Mon serviteur et Moi, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé.

quand il dit : اهدِنَــــا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ , صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ,
Il dit: Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé.

Rapporté par:
- Mouslim
- Malik
- Tirmidhi
- Ibn Majah
- An-Nasa'i
- Abu Daoud

Rapporté par:

Qudusi : Les premières des actions pour lesquelles un serviteur d'Allah sera jugé le Jour de la Résurrection seront ses prières.


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah (puissant et sublime) a dit : Les premières des actions pour lesquelles un serviteur d'Allah sera jugé le Jour de la Résurrection seront ses prières.
Si elles sont en ordre, alors il aura prospéré et réussi et si elles sont incomplètes, alors il aura failli et perdu.
Si quelque chose manque à ses prières obligatoires, le Seigneur (glorifié et exalté) dira : Voyez si Mon serviteur a des prières surérogatoires qu'il puisse compléter celles qui étaient défectueuses de ses prières obligatoires.
Alors le reste de ses actions sera jugé de la même manière.

Rapporté par:
- Ibn Majah
- Tirmidhi
- Abu Daoud
- An-Nasa'i
- Ahmad

Qudusi : L'haleine de celui qui jeûne est meilleure en estimation pour Allah que le parfum du musc.


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah (puissant et sublime) a dit : Le jeûne est pour Moi et Je donne une récompense pour cela.
[Un homme] abandonne sa passion sexuelle, sa nourriture et sa boisson pour l'amour de Moi.
Le jeûne est tel un bouclier, et celui qui jeûne a deux joies : une joie quand il casse le jeûne, et une joie quand il rencontre son Seigneur.
L'haleine de celui qui jeûne est meilleure en estimation pour Allah que le parfum du musc.

Rapporté par:
- Boukhari
- Mouslim
- Malik
- Tirmidhi
- An-Nasa'i
- Ibn Majah

Qudusi : Dépense (en charité), Ô fils d'Adam, et je dépenserai pour toi


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

Allah (puissant et sublime) a dit : Dépense (en charité), Ô fils d'Adam, et je dépenserai pour toi.

Rapporté par:
- Boukhari
- Mouslim

Protège toi du feu ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte


Selon La mère des croyante, ‘Aisha (رضي الله عنها)
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

« Ô Aicha, protège toi du feu ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte car certes elle fait à celui qui a faim ce qu'elle fait à celui qui est rassasié »

Rapporté par:
- Ahmad

Authentifié par: Albâni

C'est l'un des aspects de la foi que d'aimer pour son coreligionnaire ce que l'on aime pour soi-même


Selon Anas Ibn Malek Al-Ansarî (رضي الله عنه), le serviteur du Messager d’Allah
Le Prophète (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

"Aucun de vous n'aura vraiment la foi que s'il ne désire pour son coreligionnaire (ou pour son voisin) ce qu'il désire pour lui-même"

Hadith n°64

Rapporté par:
- Mouslim

Incitation à honorer le voisin et l'hôte, et à contenir sa langue à moins qu'il ne soit pour le bien. Ceci fait partie de la foi


Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه)
l'Envoyé d’Allah (صلّى الله عليه و سلّم) a dit:

"Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se taise. Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier traite ses voisins avec égards. Que celui qui croyait en Allah et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son hôte"

Hadith n°67 – La foi: Incitation à honorer le voisin et l'hôte, et à contenir sa langue à moins qu'il ne soit pour le bien. Ceci fait partie de la foi

Rapporté par:
- Mouslim

Du Coeur à l'Oeuvre